Sur le chemin, il y a les livres… et Oublier Camille !

CamilleCoeursBleusC’est peu dire que je me suis senti bien Chez Laurette en lisant cette critique d’Oublier Camille, un roman qui crée parfois quelque chose de magique à mes yeux, cette sorte de lien muet et invisible qui se tisse entre ceux qu’il a su toucher fortement. Alors, quand ceux qui ont été touchés savent le dire si joliment, ils me confirment que je ne me suis pas trompé et c’est le plus beau des cadeaux.

Merci Laurette, d’avoir parlé de tous ces Yanis rencontrés que je croise moi aussi tout au long de l’année, qui n’ont pas forcément le visage que l’on croit et à qui on s’adresse rarement, bien que très, très nombreux.

Je me permet de publier un long extrait de cette chronique, dont la totalité (avec spoiler) est visible ici.

« Ce petit roman est fort, simple, limpide, essentiel… il est court, mais tout est dit.

Il est si difficile de présenter l’adolescence, ce roman en donne une coloration, et probablement la plus essentielle.

Yanis est un jeune homme tendre, sensible, respectueux, à la marge de nombreuses représentations de « l’adolescent type » souvent décrites.

Et pourtant, pour avoir travaillé de nombreuses années avec des adolescents, et principalement des garçons, j’ai rencontré beaucoup de Yanis, même si peu ont eu la chance de croiser le chemin de jolis textes, le chemin des mots pour oser exprimer cette part d’eux-mêmes.

(Ce livre) rappelle les souvenirs d’une adolescence fragile et trouble, mais que je regarde aujourd’hui avec plus de tendresse, mais aussi la quête de sens et d’identité que je poursuis encore car je crois qu’elle ne s’arrête jamais.

Chaque expérience, chaque rencontre, chaque tempête nous y replonge avec plus ou moins de sérénité … alors, il suffit de se questionner, de chercher des réponses … et, sur le chemin de la quête, il y a les livres… et Oublier Camille en fait parti ! Merci Gaël Aymon. »